Une visite du sombre monde sous la ville lumiere

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Cryptel
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Date Indéterminé, dans les années 90
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Cryptel No2
« Une visite du sombre monde sous la ville lumiere- par murray battle, traduit et adapte par vatoo.  « 

Cryptel était un périodique paraissant uniquement sur internet. L’article ci dessous est reproduit tel-quel, avec ses fautes, sa traduction approximative & hilarante…

 

Une visite du sombre monde sous la ville lumiere- par murray battle, traduit et adapte par vatoo.

Une visite non-guidee des catacombes Parisiennes.

La vision est fantastique – des murs entiers d’ os et de cranes entremeles, des galeries symetriques. C’ est un vrai contraste avec les reelles catacombes, a ce que j’ ai appris plus tard. La plupart des touristes etrangers n’ ont aucune idee de ce qui se passe en ces lieux.

Il y a un grand nombre de citations, dont ma preferee:

Nous apparaissons dans une grande allee, loin de notre point de depart, il fait chaud, c’ est tres sombre, et je me sens un peu impressionne.

Je suis ici a Paris pour comprendre pourquoi les gens vont dans ces sous-sols. Cela parait totalement irrationnel. Nous finissons tous ici, 6 pieds sous terre. Pourquoi accelerer le processus?

Emmanuel va me servir de guide dans l’ underground. Je le trouve inquietant. Nous nous sommes rencontres sur le net et nous sommes a present assis face a face dans un cybercafe dans un quartier industriel de Paris. Emmanuel est inquiet a propos de mes bottes. Il pense qu’ elles ne sont pas assez hautes. Ce n’ est pas bon signe.

Emmanuel n’ est pas seul. Il est accompagne d’ un garcon denomme Benito (Benjamin Nitot), qui adore, tout comme Emmanuel, initier des neophytes.

Nous nous promenons dans la voiture d’ Emmanuel, alors que le paysage citadin de Paris disparait peu a peu. Nous entrons dans la banlieue. Emmanuel connait quelques caves qu’ il desirerait nous montrer. La premiere est faite de craie. Je n’ ai pas une grande impression a ce sujet.

La cave de craie

Nous sommes rejoints par trois autres cataphiles hommes, dont l’ angalis est aussi pietre que mon francais.

J’ attends le dernier moment pour mettre mon casque-torche de speleologie. L’ entree est en fait une fissure de roche, dans des bois eloignes. Heureusement, il y a une echelle, d’ a peu pres 10 m de hauteur. Je suis immediatement subjugue par la beaute de cet ensemble. Pas de claustrophobie ici. Ce sont plus des cavernes que des tunnels.

Emmanuel laisse sortir un cri – quelque chose qu’ apparement il execute a chaque descente. Il n’ y a pas d’ echo. Les murs de craie absorbent tout. Les autres nous rejoignent.

Notre guide nous mene par le labyrinthe en ayant jamais besoin d’une carte. Ca semble bien indique mais je ne pourrais jamais retrouver mon chemin arrière. Il dirige sa lampe aux points de danger – fissures soudaines, puits sans fond – aucuns rails de guide ici. Des machines sont abandonnees ici depuis des decennies. On observe des signes de visitation precedent – bouteilles en plastique, bidons, batteries jetees.

Une echelle rachitique mene vers le haut d un mur emiette,a un trou de lapin dans le plafond et, des promesses d’Emmanuel, a un niveau superieur. Nous serrons un par un. Ici, c’ est tridimensionnel.Il y a au-dessus de et ci-dessous et autre ci-dessous et… dans la mesure ou vous pouvez aller.

Mais maintenant je comprends pourquoi on vient ici. Il y a pas loin un balcon – une vue ouverte de la ligne des tunnels ci-dessous. Et c’est un endroit pour faire le camp. Nous nous asseyons pour nous reposer. Lentement, sans instruction, chacun arrête sa lampe ou la lampe-torche pour se trouver dans l’ obscurite – totalement noir. Et silencieux. Pas un bruit. Aucune égoutture. Rien. RIEN!! Je n’ai jamais eprouve quelque chose comme ca. Vous ne devez pas fermer vos yeux. Le tombeau d’un homme est le refuge d’un autre homme.

Etablir un camp dans une cave.

Enfin Emmanuel me demande d’ allumer ma lampe-torche pour lui permettre d’ allumer la sienne. Il saisit son sac à dos. Les autres commencent un feu avec du propane liquide et ouvrent des boites de confit de piment. Nous conversons tranquillement, en français et anglais.

Emmanuel allume et plante une bogie a chaque intersection du tunnel. Un autre moment magique. Je pense à Robert Smithston. Terrassements – 30 ans après – cette fois sous la terre.

Au retour d’ Emmanuel, j’ ose poser une question stupide: ‘Pourquoi le faites-vous?’  » pour laver mon cerveau,  » il ose, suivi d’un rire explosif.  » c’est un autre monde, mais c’est notre monde. Il y a une culture. Personne ne peut nous toucher ici.  »

Un camion gare au milieu de la cave.

Quelques km de carriere de pierre a chaux plus tard, nous sautons a cloche-pied une barriere pour nous retrouver dans une autre carriere. Quelqu’un cultivait des champignons et collectait des pommes de terre ici. C’ etait un veritable desordre organique, accompagne d’ un camion Citroen. Il doit etre 5 ou 6 h du matin, nous sommes tous fatigues. Nous decidons de nous arreter a cet endroit, caracterise par des sculptures sur les murs.

Nous partimes par des rues desertes de Paris, alors que l’ aube se cassait sur l’ horizon de la ville. Benito ronfle profondement sur le siege arriere; au moins, il maintient Emmanuel eveille. Il mentionne en passant une soute allemande de la deuxieme guerre mondiale, sous un lycee pres des jardins du luxembourgeois.

Dans les tunnels Le vendredi au soir, j’ ai pris le Metro le plus au sud a la Porte d’Orleans, puis j’ ai marche, un peu perdu. Ca n’ etait pas sur ma carte. Emmanuel et deux nouveaux m’ attendaient au coin d’ une rue de la banlieue. La scene etait digne de ‘ L’ Exorciste ‘. Hmmm.

Stephane, trentaine d’ annees, et Jean-Baptiste, vingtaine d’ annees, se donnent la peine de pratiquer leur anglais, et me controlent poliment a l’ exterieur. Oui, je peux consacrer 8 a 9 heures de mon temps. Oui, je peux continuer. J’ avais l’ impression que la nuit precedente n’ etait en fait qu’ un test pour quelque chose…. d’ important, de serieux. C’ etaient des caves. A present ce sont des tunnels. Il y a une difference.

Et, encore une fois, le rituel. Enfiler les bottes et la tenue dans la rue. Un pieton passe avec son chien, mais il nous ignore. Mais trois jeunes garcons attachent un velo a un poteau et inclinent la tete. Ils se dirigent vers une petite entree. Nous les suivons quelques minutes plus tard.

Au milieu de poubelles et de meubles usagers, Emmanuel se fraye un chemin jusqu’ a un mur de briques – notre entree. Notre trou de souris. Cette fois taille dans un bloc de ciment. Les autres prennent le chemin. L’ entree est vraiment etroite. Je me contorsionne, puis je chute… dans l’ obscurite. Je m’ etale au sol, puis m’ ecarte. Je ne me blesse pas, et je ne blesse personne, c’ est un bon debut.

A gauche, il y a une piece, une sorte de station. Les trois jeunes emergent, sans avoir l’ air etonne. Emmanuel les interroge. Ils n’ ont pas de carte. Ils ne vont pas loin. Ils partent. Ils devraient mieux ne pas aller trop loin s’ ils ne veulent pas se perdre. Notre salle d’ attente a une nuance de…rose. Stephane est le coupable, il a eu un rabais pour un lot de pots de peinture. En fait, il avait deja blanchi un des murs en surface, mais quelqu’ un avait trahi l’ entree du tunnel.

Ils terminent tranquillement leurs cigarettes dans le silence. Il est temps de partir.

Les perils

C’ est une marche, une marche obligatoire. Nous avons beaucoup de chemin a faire. Nous suivons le chemin de fer ci-dessus. Vers notre droite sur le mur du tunnel il y a des supports en metal tenant des cables. Un eglissade ou erreur de calcul et vous etes empale. Et ces gars bougent vraiment vite.

Cela ne prend pas longtemps pour que je comprenne le probleme. Vous devez suivre la personne qui se tient devant vous. La postluminescence de sa torche eclaire votre voie. Et dans notre prochain tunnel le plafond est irregulier et beaucoup plus bas. Nous nous tapissons, marchant comme des singes. J’ essaie de marcher dans les pas de mon predecesseur, comme dans la neige. Nous marchons dans l’ eau, profonde d’ environ 40 cm. J’ essaie de regler ma respiration, et de ne pas tomber.C’est beaucoup plus dur que ce que j’ avais imagine.

Une fois hors de l’ eau, le plafond baissa considerablement. Apres 20 mn de marche, ce labyrinthe devient incroyable. Il y a beaucoup de tunnels, beaucoup de choix. Si je les perd ou que je traine, je ne retrouverai jamais mon chemin arriere. Je pourrais etre delaisse ici a tourner pour toujours. Heureusement mes guides savent ou ils vont. Je n’ ai qu’ a continuer.

Des grafitis datant de la Revolution.

Mais c’ est dur. Il y a tellement de choses a voir, et ils ne s’ arrentent que pour les choses les plus etranges.Comme preciser et commenter le detail architectural le plus mysterieux. Les pierres angulaires avec les noms et les dates de rue m’intriguent. Elles sont belles et changent d’une manière extravagante de 1777 à 1890. Mais mes guides parlent de la construction anarchique du tunnel. Et ils montrent les graffitis des periodes revolutionnaires – 1789 et 1968. C’est trop étrange! Il n’ y a pas de SDF ici. C’ est trop secret, et la police a scelle toutes les entrees a l’ interieur de la ville.

J’ entends quelque chose – musique? Je demande aux autres de s’ arreter. Silence. Ils ne me croient pas. Nous avoncons de quelques pas, et ils commencent eux aussi a l’ entendre. Emmanuel me pousse pour se rapprocher de la source sonore.

Nous ecoutons. Aucun son. Mais une lumiere s’ approche, accompagnee de voix eloignees. Emmanuel me regarde. « C’ est de l’ anglais? ». Avant que je ne puisse repondre, il maudit les touristes. Quatre types, quatre filles. Ils amorcent un sourire, et nous saluent dans un anglais casse.

Les cataphiles et un groupe de touristes allemands.

 » Avez-vous vu la police?  » Nope.  » Elle nous a chassee à ‘La Plage’ . » Emmanuel semble dubitatif. Ces débutants sont fiers, ils viennent directement d’Allemagne. Emmanuel se dirige vers moi, et dit  » Eh bien, il est Canadien. » Le leader appelle Emmanuel-frère.  » Il n’aime pas cela et il reste assez froid avec eux. Ils le sentent et restent distants aussi. J’ai jeté un coup d’oeil sur la carte de leur guide. Elle etait vieille et limitee. Emmanuel verifia que ces touristes ne nous suivaient pas.

Pendant que nous marchons, Emmanuel a cette habitude de regarder et verifier le moindre trou dans les parois. Je devine qu’ il y avait autrefois des bougies et des statues religieuses gardees la, mais personnelement, je prefere ne pas y aventurer mes mains. Finalement il s’ arrete et recupere un morceau de papier au sol. C’ est un tract sur l’ extreme speleo/cataphile. C’ est vieux et humide. Emmanuel le garde pour sa collection. Il a des centaines de dessins, schemas, magazines, laisses par les visiteurs.

Ma montre est cachee dans ma poche, ce qui la protege des murs erailles, mais je n’ ai vraiment aucune envie de savoir quelle heure il est. Nous rentrons a temps, mais par chemin quelque peu illogique. Il y a des milliers de km de souterrain ici. Nous sommes dans un musee sous-terrain, mais les expositions sont hors chronologie, 1850, 1777, 1941… J’ apercois a present un grafiti fluorescent – l’ annee derniere, la semaine derniere, hier? Apres une longue ligne droite, Stephane montre un trou dans une paroi du tunnel. « Bunker – plus tard ».

Les cataphiles doivent parfois traverser des dizaines de cm d’ eau.

Heureusement ces types s’arpentent. Il est temps de se reposer. Nous entrons dans une petite caverne. Une fois que nous l’avons eclairee avec des bougies et des lampes mes guides s’embarquent sur un exercice des plus curieux – plantant des piquets et broyants les pilliers soutenant cette cave en forme de piece. Ceci me semble assez dangereux. Cet endroit est creuse dans de la roche incertaine et les piliers sont seulement des pierres empilées les unes sur les autres. Et, a chaque coup, les parties du plafond semblent se desagreger et tomber sur nous. Je me retire a l’entree, pret a plonger dehors dans le tunnel, plus sur.

Stephane est le premier a reussir et etire une bache entre deux piquets. Il s’ etend soigneusement dans son hamac improvise tout en souriant pendant que les autres continuent et echouent malheureusement. Alors un de ses 2 piquets vole soudainement hors du mur, et il s’ ecrase lamentablement sur le dur sol de la caverne. Nous sommes tous morts de rire. Je suis sous Paris avec les trois faire-valoir francais.

Pour le diner, ils chauffent des boites de confit de canard et sortent du pain et du vin. J’offre de l’ eau et des barres energetiques. Ils me regardent curieusement. Jean Baptiste:  » hachish?  » Je leur suggere de les garder pour le dessert 😉

Stephane est un garcon curieux. Il a passe 4 ans a fusionner des cartes techniques (je ne me demande meme pas pourquoi ou comment il les a obtenues) avec ses propres explorations sous-terraines. Toutes les fois que nous trouvons quelque chose de nouveau, ou quelque chose d’ etrange, il l’ annote sur un cahier. La carte entière est un fichier géant de Photoshop qu’il a imprimé en Suisse. Alors qu’elle est noire et blanche, elle montre plus de six niveaux. Le reve de Stephane est de produire une version en couleur. Pourquoi la fait-il? Puisque personne d’autre ne l’ a fait. Puisqu’il est la. Et a propos de sa famille? Il a deja emmene deux de ces gamins dans des caves. Ils ont aime.

Emmanuel nous decrit une rencontre avec un couple plutot etrange et un enfant de 10 ans dans les tunnels l’ annee derniere. Je demande si c’ est frequent qu’ ils rencontrent des gens ici. Souvent personne, parfois un ou deux voyageurs. Aucun d’eux n’a rencontré la police redoutee du tunnel. Emmanuel est sceptique a propos de la course-poursuite des allemands.

Je lui demande s’ il n’ est jamais devenu un peu fou. Il me repond que ca lui etait deja arrive d’ entendre du reggae et de voir des lumieres quand il venait seul.

Jean Baptiste est d’ un type plus silencieux; plus jeune que Stephane, moins obsede. Il me confie qu’ il a une liberte ici qui n’existe pas en haut. Et j’ai le sentiment que c’ est un homme différent ici.

Lors des voyages de camping vous vous asseyez en arriere et ecoutez le vent dans les arbres ou les animaux eloignes. Vous vous prenez dans le silence noir. Je ne sais pas pour combien de temps nous nous asseyons la.

Le Bunker La methode pour entrer est assez simple, mais c’ est aussi comique: vous passez la tete la premiere, et votre coequipier vous pousse a travers. Les tunnels changent encore d’ architecture. Nous sommes censes etre sous un lycee. Nous sommes censément sous un lycée. Je devine que les gosses ne se rendent jamais ici. Mais les Allemands l’ ont fait. La plupart des vestiges des Nazis sont maintenant partis du bunker, mais il reste des avertissements, comme  » RAUCHEN VERBOTEN « , et des portes scellees en metal qui ressemblent a celles d’ un sous-marin U2. Et il y a beaucoup de salles – petites salles. Je n’ ose imaginer a quoi elles servaient.

Emmanuel sort du tunnel pour entrer dans un Bunker.

Il y a beaucoup de cables electriques et de conduits montes sur les murs – ce qui me laisse penser que c’ etait un Bunker de transmissions. Mes yeux commencent a s’ acoutumer, et je peux observer une trame de metal blanc dans une autre piece. Les lamelles en bois se sont desagregees et se sont dissoutes dans le plancher en pierre. Tout le monde est silencieux, chacun observe seul. Stephane se dirige a une fissure dans le mur. Je suis sur de ne pas passer cette fois, mais il y est deja parti. Les autres regardent pour voir si je suivrai. Je me lance finalement, apres avoir jete mon sac a terre.

Il faut grimper, puis ramper vers le bas. J’ ai environ 10 cm de jeu de chaque cote. Je ne me suis jamais autant senti enterre vivant. Et il n’y a aucune extremite en vue. La plus legere secousse, et nous sommes tous ecrases. Personne ne nous entendra. Personne ne nous trouvera. Pourquoi est-ce que je fais ca? Je n’ai pas le temps de repondre. Il y a un type derrière moi et je dois continuer. Je figure que nous rampons 6 ou 7 m avant la sortie. Je peux gouter la poussiere. Mes nerfs me massacrent. Mais nous retrouvons le sourire a la sortie. Ce stupide sourire que les hommes esquissent lorsqu’ ils ont fait quelque chose de viril ensemble. Nous sommes de retour dans les tunnels.

Se sentir perdu.

Nouveaux Tunnels? Je me depeche pour rattraper mes trois camarades a la prochaine intersection. Il n’y a aucun repere de rue. Stephane etudie sa carte. Jean Baptiste la saisit, la tourne a 180 degres – le signe international du désaccord spatial. Ils discutent. Je n’ai besoin d’aucune traduction. Je sais qu’aucun d’eux ne porte une boussole. Clairement, nous sommes detruits. La plupart des hommes paniqueraient. Ces trois-ci sont hyper-joyeux. Territoire inconnu!

Stephane me sourit. En me prenant avec eux, ils ont ete recompenses. J’ai porte bonheur. Je suis neanmoins tres inquiet, et mes genoux tremblent.

Nous sommes de veritables explorateurs maintenant. A chaque intersection, Stephane trace une serie de lignes sur sa carte. Ces tunnels semblent… differents. Ils ne sont pas lisses, et il y a des signes d’ eboulements.

Emmanuel pousse tout a coup un cri aigu, et me dit de m’ approcher. Il est suspendu au-dessus d’ un bassin d’ eau totalement claire. Il me dit que personne n’ est venu ici depuis tres longtemps.

Comme nos cartographes continuent leur travail, je me tourne vers Emmanuel pour quelques renseignements. Il me raconte que ce sont des tunnels d’ essais, pour controler les fondations des batiments voisins et l’ uniformite de la terre. Ils ont probablement estime qu’ il etait trop dangereux de les construire ici.

Sauvegarder le nouveau territoire.

Stephane est si fier de sa nouvelle decouverte. La fatigue me gange, les grimaces aussi. Meme ces types ont leurs limites. Les boulots en surface et la colere des epouses fachees reviennent en memoire. Mais Emmanuel est honorable en un point. Il me demande si je veux toujours voir les vraies catacombes? Je ne me demonte pas.  » Mais bien sur « , je réponds. Les autres sourient, fiers de moi. Mais ils pensent a leurs foyers.

Les vraies Catacombes Il n’ y eut plus beaucoup d’ arrets, ainsi quand celui-ci s’ est presente de lui-meme, nous nous sommes assis. Au milieu de la salle se trouve un escalier miniature, une sculpture. Quelque chose de fait avec les 15 genres de pierre de la zone. Stephane et Jean Baptiste se concentrent pour fournir a Emmanuel les sections adequates de la carte pour faciliter notre retour. J’entends encore cette musique. Mais avant que je ne puisse reagir, ils etaient la – nos huit touristes allemands continuant leur chemin. Ils nous rejoignent et choisissent Emmanuel pour prendre leur photo. Puis, de nouveau, ils partirent aussi rapidement qu’ils etaient apparus.

Nous observons leur lumière disparaitre en bas du mur de tunnel.

Nous zig-zagons pendant un moment puis suivons alors quelques escaliers en pierre antiques vers un autre niveau. Les vrais catacombes ne sont pas aussi ordonnees que la version des touristes. Aucunes croix faites à partir des lignes des crânes ici. Des os sont repandus aux environs. Alors Emmanuel me montre les galeries laterales. Les os ont ete empiles pour toujours sur 60 a 80 cm de hauteur dans des tunnels qui vont… dans l’obscurité. Il y a une paire de gants de latex a l’entree. Emmanuel est silencieux. C’est l’ endroit ou les tares viennent, me dit-il. J’ ai peur de demander pourquoi. Il semble que quelques-uns prennent leur pied a se jeter sur ce tas d’ os. Surfer dans le puits de l’ humanite. Je regrette de ne pas avoir demande maintenant.

Tellement de choses a voir, si peu de temps. Mais nous pensons a nos foyers. Peut-etre une heure et demie si nous nous deplacons vite. Mais Emmanuel est nerveux. Il veut eviter ‘La Plage’, vu que les Allemands les ont avertis que les flics rodaient dans ce coin.

Nous n’ allons prendre aucun risque, et nous empruntons un detour. Mon guide est finalement heureux de pouvoir controler. Plusieurs fois Emmanuel regarde sa carte. Puis soudainement deux jeunes types – d’ une vingtaine d’ annees – passent. Ce sont des hommes en mission. Un simple  » Salut  » et ils continuent leur chemin. Emmanuel montre peu d’interet a les suivre. Nous continuons sur notre chemin, mais nous sommes perdus pendant un moment. Enfin il consulte la carte une fois de plus, puis m’assure que nous sommes seulement a une demi-heure de la fin.

Quand nous frappons l’eau il tout revient. Cette fois je glisse. Nous nous precipitons. Je suis fatigue, impatient. Je me cogne la tete. Emmanuel se retourne, il l’a entendu. Je sens le sang mais j’incline la tete et nous continuons en fonction. Je prends appuis avec ma main sur le mur, en evitant les metaux.

On se trouvait a present dehors. Emmanuel me laisse partir. Triste de dire  » au revoir  » a mon guide, mon aventurier de camarade, mais nous sommes tous les deux fatigues. Et il est un homme de peu de mots. Nous sourions, inclinons la tete.  » A la prochaine ».

 » A plus tard « . Emmanuel conduit en surface comme il voyage en-dessous. Des cris, des manifestations etranges.

Je suis sur un des premiers trains du nord. Mes cheveux sont en desordre, je suis couvert de salete. C’est une merveille qu’ils ne m’arretent pas. Mais personne n’ en prend note. J’ai juste passe dix heures sous Paris avec un groupe de cataphiles fous, de trafiquants de drogue et de touristes extremes. Devant moi maintenant, premiers banlieusards de matin. Je sais que je suis remonte, mais alors que le metro accelere je me rappelle ou je suis vraiment. Il n’ y a juste qu’ une foule en plus, mais nous sommes encore sous terre.

[ pour vous servir: vatoo ]

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