Eliska dans les catacombes de Paris

Journal:
Hot Vidéo No 222
Date:
Septembre 2009
Lien:

« Il veux lui allumer le cul ! Meme un cataphile chevronné a du mal à rester stöque devant un fion pareil. »
Ne vous fiez pas aux commentaire des photos, l’article est bien fait (comme la fille d’ailleur). Avec Eliska Cross.
Certaines parties des photos sont volontairement floutées, Si vous souhaitez les voir en intégralités achetez le zine !
Le texte est retranscrit en bas de page après les scans ici.

Attention contenu explicite (pornographique). La lecture de cette page est fortement déconseillé aux mineurs de moins de 18 ans. Le contenu de cet article peux choquer les plus jeunes ou les personnes prudes.

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HOT CHOC
DANS LES CATA !

C’est un véritable commando que nous avons monté pour qu’ Eliska Cross plante le drapeau Hot Vidéo dans les de Paris.
Des empilements de macchabées sous des plafonds de 80 cm, 100 kilos de matos passés par les égouts, les chatières et les boyaux remplis de flotte, la claustro, les plaisantins qui balancent des fumigènes, on a subi tout ça pour vous ramener ces photos exclusives du splendide pétard d’une actrice ultra cool et qui a une paire de couilles d’un kilo chacune.

EXCLUSIF

A la rédaction, on se creuse beaucoup la tête pour trouver des challenges, des défis, qui puissent mettre à l’épreuve les hardeuses. Faire du hard, c’est littéralement faire dans le dur. Et nous, on a envie de savoir si elles peuvent encaisser autre chose d’inflexible qu’un gros braque, si elles ont le mental qui va avec la chatte.
C’est une des raisons pour lesquelles nous avons monté cette expédition dans les catacombes de Paris avec Eliska. La Perpignanaise, autoproclamée actrice underground et décalée, nous paraissait la cliente idéale pour descendre dans les souterrains parisiens. Car il nous fallait quelqu’un de solide et pas seulement rock’n’roll. Cette expédition Hot Vidéo dans dans les catacombes n’a pas été planifiée du jour au lendemain.
A la base, c’est le fameux fauteuil de Paris de Hot qui devait être descendu, mais nous avons dû y renoncer devant l’étroitesse des chatières et des couloirs. Une fois au fond, il n’en serait resté qu’un petit tas de bois juste bon a cramer. A défaut de fauteuil, il nous restait le drapeau , notre étendard qui a fait plusieurs fois le tour du monde. Planter ce drapeau sous Paris, c’était notre mission Apollo à nous. A notre sauce, un hommage rendu à tous ceux qui font des trucs un peu ouf. Il y a quelques moi, par l’entremise du pote d’un pote, pote d’autres potes (etc.), nous avons fait la connaissance de trois cataphiles. Cette appellation ne désigne pas les adeptes d’une nouvelle pratique sexuelle déviante, mais les passionnés qui descendent régulièrement dans les anciennes carrières souterraines de la capitale.
Depuis 1955, l’accès aux galeries est strictement interdit au public et les rares entrées connues ont été scellées par du béton, les échelons des puits, sectionnés et les plaques d’accès, soudées. Il y a des risques d’éboulement évidents et sans guide, ou une bonne carte mise à jour, l’on s’y perd et l’on y crève, peut-être… Seule une minuscule partie a été transformée en musée ouvert au public, près de la place Denfert-Rochereau. C’était sans compter sur une poignée de fous furieux qui continuent, non seulement d’explorer, mais aussi d’exploiter le réseau. Ils forent, démurent,

SANS GUIDE OU BONNE CARTE,
C’EST LE GENRE D’ENDROIT OÙ
L’ON NE VOUS RETROUVE JAMAIS.

dessoudent, aménagent des salles et rouvrent sans cesse de nouveaux accès en jouant au chat et à la souris avec la Brigade d’Intervention de la Compagnie Sportive : 25 agents spécialisés qui sont à la police ce que les ratiers furent à l’armée américaine dans les tunnels du Vietcong. Voilà pour le contexte. Trois semaines avant le jour J, nous partons en repérage. Lieu de rendez-vous avec les cataphiles: connu au dernier moment. Eux-mêmes ne savent pas quel passage nous emprunterons : voie SNCF désaffectée ? plaque d’égout ? galerie technique de maintenance ? Nous nous retrouvons à sept pèlerins, fagotés comme des spéléologues, en plein quartier des ministères, avec des flics en faction dans leur guérite. C’est comme si on allait braquer une bijouterie de la place Vendôme en enfilant nos cagoules rue de Rivoli…
Les trois lascars nous emmènent à une première plaque d’égout, en face d’un bar-tabac avec terrasse, plein à craquer.
« – Bon, ce sera peut-être pas celle-là… On a un autre spot. Celui-là est situé à 30 mètres d’un commissariat et les voitures qui dissimulent la plaque sont celles de la BAC.
– Putain les mecs, vous hallucinez, y a pas un accès par une cellule, non plus ? On pourrait leur demander un coup de main, tant qu’on y est. »
La gouaille du photographe parle. On attend, 22h30. On attend, 23h. Il fait presque nuit. Plus de keuf qui fume sa clope face au commissariat. On a une fenêtre. Deux cataphiles partent devant. L’un met son crochet dans le trou de la plaque d’égout et soulève ses 80 kilos dans un grondement sourd qui pourrait rameuter tout le quartier. L’autre nous fait signe que c’est bon. On trace, pliés en deux et en file indienne. Hop, hop, hop, en moins de deux minutes, on est tous dedans et la plaque est refermée. Dans les égouts, il fait chaud et ça sent la merde. Dissimulée par des planches de bois, la porte des catacombes est une chatière, creusée à même la roche, juste au pied de l’échelle. On se glisse un par un dans un boyau de terre ramollie par l’humidité qui s’effrite sur nos tronches. Cinq mètres en dessous, on arrive par le plafond dans un corridor frais. Ça fait penser à ce que pourrait être l’intérieur d’une pyramide. En plein Paris, il y règne un silence absolu. Aucune forme de vie apparente, pas un rat. A la lumière des lampes frontales, nous marchons pendant des heures dans d’étroits couloirs renforcés, tantôt par des remblais de pierres suintantes fragilement empilés, tantôt par d’épais murs maçonnés, qui serpentent interminablement, avec

QUI SE DOUTERAIT QUE
SOUS PARIS, IL Y A PLUS DE SIX
MILLIONS DE CADAVRES ?

parfois de l’eau jusqu’aux genoux. Le gros du réseau est parallèle aux rues en surface. Le nom des galeries, leur date de création et les initiales de l’architecte sont gravés dans la roche ou sur des plaques. Notre objectif, ce sont les ossuaires et leur cortège de crânes. On repère des salles, un ancien bunker allemand, des montagnes de tibias, de fémurs, de graffitis qui témoignent du caractère interlope de l’endroit. Mais là-dessous, la notion du temps se perd. On sait même plus quelle heure il est quand on découvre que la chatière qui mène au tunnel de maintenance, notre porte de sortie, a été bouchée par une plaque de métal. Coup de flip. Tant pis, on ressortira par où on est entré, quitte à tomber nez à nez avec la maréchaussée. Toujours cette chatière nauséabonde et angoissante. On met le nez dehors à 3 heures du mat’. Quatre heures de repérage. On sait que le jour J, il faudra le double et qu’on sera chargé. Le reste de la nuit, mon photographe et moi avons des accès de stress, dans nos lits respectifs. On ne veut plus y retourner. C’est comme le parachute. C’est toujours après le premier saut que tu sais si t’en referas ou pas. Mais le job, c’est le job et il n’attend pas.

Début juillet, le scénario est le même à beaucoup près qu’ Eliska est avec nous, maquillée comme une princesse et qu’on trimballe des dizaines de kilos de matos ; 3 lampes HMI de 200 watts avec leur ballast, des lampes à acétylène, 4 ceintures de batteries de 10 kilos chacune, des appareils photos, des fringues, de la bouffe, des bouteilles, des canettes… C’est le studio mobile qu’on emmène là-dessous. Jusqu’au dernier moment, on y va à reculons, donc on palabre ;
« Ça va être trop chaud… Y a pas moyen de passer ailleurs ?
– Si, mais faudra marcher 4 heures de plus si vous voulez aller aux ossuaires.
– Laisse tomber. »
Ce sera donc le même trou, la même heure, le même modus operandi que la première fois.
Les poids sont répartis équitablement entre bonshommes. On se croirait dans une opération militaire. On met cinq minutes pour être dans les égouts au lieu des deux initiales. Toujours pas de flics à l’horizon. Cette saloperie de matériel qui pèse une tonne est passé par la chatière. Eliska revêt une combinaison de peintre en bâtiment pour sauvegarder son maquillage. Au bout d’une centaine de mètres, on tombe sur un bataillon d’étudiants de l’école des Mines. Ils ont une entrée, bien à eux, dans l’enceinte de l’école et viennent souvent faire les cons dans le coin. La nostalgie de notre guide, le plus aguerri des cataphiles, remonte 20 ans qu’il descend:
« Ça me rappelle l’anecdote de ce couple dont le mec s’était fracturé la jambe en tombant dans un puits. Sa copine est partie, seule, chercher du secours. Elle a mis trois jours pour trouver la sortie…
– La vache. Si t’en as d’autres en stock, on va peut-être attendre d’être en haut. »
Chaque endroit notable de ce labyrinthe est affublé d’un petit nom par les cataphiles : la Plage, la Galerie de l’Angoisse, la Fontaine des Chartreux, la Salle de l’Apéro, le Cellier… Nous faisons une pause graille au Bureau du Centre : une caverne aménagée en petit salon, avec des bancs et une table basse creusés dans la pierre. Il y a des crânes partout : pas de doute, nous sommes sur le chemin des fameux ossuaires, ils sont dans un secteur appelé Rond-point ou Carrefour des Morts, prés de Montparnasse. Arrivés sur zone (un commando qu’on vous dit), les hommes branchent et déroulent du câble, installent les lampes : accroupis, à genoux, à plat ventre, le Kâmasûtra version régisseur de l’extrême. Et Eliska dans tout ça ? C’est une crème. Ce genre d’expédition et d’expérience la fait jubiler. Première descente et on la croirait chez elle, dans sa cave. A quatre pattes dans les trouées, à poil dans ses bottes, dans l’eau et la glaise, elle prend les poses avec enthousiasme et se contorsionne sans nul atermoiement. Elle fait mine d’embrasser des crânes et se désape sans broncher pour s’allonger sur des dizaines de mètres d’ossements poisseux et poreux qu’elle frôle des grandes lèvres (heureusement, la putréfaction a disparu depuis belle lurette). Elle se cogne comme si elle niquait sur une mezzanine trop près du plafond. Rien n’est profané et surtout, aucun os n’est volé. Dans la dernière demeure de trépasses, parfois illustres (les restes de centaines de grands noms sont empilés ici : Rabelais, Lully, Danton, Robespierre, Colbert, Molière…), qui ont déjà été expulsés de leur première tombe, Eliska offre le spectacle d’un entrejambe ouvert et plein de vie, le peepshow le plus profond et morbide de la capitale. Raison de plus pour flipper: elle est d’une beauté à réveiller les spectateurs. Quand le périple touche à sa fin, presque toutes les photos que nous voulions sont en boite. Nous faisons une halte au Bocal, une énième petite salle qui fait office de bar underground. Il est presque 7 heures du matin quand débarque une bande d’arrachés, avec un vieux poste à cassettes qui diffuse du reggae. A peine s’est-on dit qu’ils ont l’air cool, qu’on les entend se marrer et courir dans le couloir. Ça sent un truc. Bientôt, les frontales ne balayent plus qu’un mur de fumée grise et opaque. Ces enculés ont lâché des fumigènes. Il faut vite dégager sous peine de retrouver la sortie en tâtonnant les murs. Ça me vaut un élan de lyrisme :..
« – Putain, si on retombe dessus, je les fracasse ! »
Le guide « – C’est une tradition. A leur place, j’aurais fait pareil. »
Comme toute tribu les cataphiles ont des codes. Des codes parfois à la con certes, mais des codes quand même. Respect alors. Vaut mieux ça que tomber sur la police, toujours aux abonnés absents quand gronde la plaque d’égout pour la dernière fois. Avec toute la merde qu’il y a sur le trottoir, l’accès ne devrait pas tarder à être tricard, Dehors, les gens vont au boulot. Nous, on a fini le nôtre. Les troglodytes ont droit à un bon café au troquet du coin.

Dimitri Largo

SPÉCIAL REMERCIEMENTS A LEBRETON, H2O ET CLIMBEUR QUI NOUS ONT AIDÉ A RÉALISER CE SHOOTING PHOTO


C’EST QUOI LES CATACOMBES ?
Quand les Romains envahirent la Gaule, ils apportèrent leurs techniques de construction (bâtiments, voirie, aqueduc…) et aménagèrent des carrières à l’entrée des villes, dont Lutèce (Paris, à l’époque). Au fil des siècles, la ville de Paris s’est agrandie au-dessus de ces mines, exploitées jusqu’au Moyen Age. En 1786, devant l’insalubrité galopante, Louis XVI décida de vider toutes les fosses communes des cimetières et églises parisiens clans ces anciennes carrières.
Les restes de 6 millions de Parisiens furent entassés dans ce qui est devenu, depuis, un dédale de couloirs et de salles de 285 kilomètres de long s’étendant sous toute la rive gauche et sous les galeries techniques allouées aux télécommunications, au gaz, à l’électricité, le métro, le RER et les égouts


Texte des commentaire photo:
Quand on passe son temps libre à jouer les mineurs, une présence féminine prend toute son ampleur.
Il veut lui allumer le cul ! Même un cataphile chevronné a du mal à rester stoïque devant un fion pareil.

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