Des villes Baties sur du Vide

Journal: 
L’express
Date: 
24 février 2000

« En France, 5 000 communes au moins sont menacées d’. Un casse-tête pour les maires et une angoisse pour les habitants. »

Des villes bâties sur du vide
par Guy Benhamou

L'ancienne carrière découverte en plein coeur de Gruchet-le-Valasse.
L’ancienne carrière découverte en plein coeur de .

En France, 5 000 communes au moins sont menacées d’effondrement. Un casse-tête pour les maires et une angoisse pour les habitants.

Les Gaulois craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête. Mais, pour plusieurs millions de Français, le danger vient d’ailleurs. Il est bien réel et ils ne le savent pas. Le sol risque à tout moment de s’ouvrir sous leurs pieds. Plus de 5 000 communes du territoire métropolitain sont en effet bâties sur un sous-sol miné par des cavités oubliées. D’immenses réseaux de galeries, vestiges d’anciennes carrières remontant parfois au Moyen Age, courent ainsi sous de tranquilles quartiers pavillonnaires. Et leur existence se rappelle à nous lors de spectaculaires effondrements.

C’est le TGV-Nord qui déraille après l’effondrement d’une galerie souterraine, trois pavillons qui se lézardent et sont évacués à Bourgtheroulde (Eure), une chaussée qui s’ouvre au Mesnil-Aubry (Val-d’Oise) ou un chemin départemental qui manque de disparaître dans un trou à Thorigny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Parfois, les conséquences sont plus dramatiques. Le 1er juin 1964, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), une vingtaine d’immeubles construits sur d’anciennes carrières souterraines de calcaire s’affaissent, faisant 21 morts, 50 blessés et plus de 200 sinistrés. Le 11 mars 1991, vers 22 heures, un cratère de 30 mètres de diamètre s’ouvre sur la commune de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, et ensevelit deux caravanes. Bilan : un disparu.

Le danger est partout, ou presque, et personne n’en parle. Il n’est pas un seul département français qui ne comporte une ou plusieurs communes devant faire face à ce risque, comme le souligne Jean-Michel Rollot, maire (PS) de depuis 1995, fondateur et président depuis 1997 de l’Association des villes pour la prévention des risques souterrains (AVPRS). «Toutes les régions sont touchées, affirme-t-il. Mais les principales zones affectées sont l’Ile-de-France, le Sud-Est entre Nice et l’embouchure du Rhône, la Normandie, la région Centre et la vallée de la Loire.» Le cas de Paris est sans doute le plus connu, avec ses carrières sous Montmartre et sous le Val-de-Grâce. Mais c’est aussi le moins problématique car le mieux géré, depuis la création en 1777 de l’Inspection générale des carrières (IGC), qui surveille et entretient les quelque 770 hectares de vide subsistant encore sous les rues de la capitale. En revanche, pour les 1 500 autres communes d’Ile-de-France directement impliquées, il n’existe à l’heure actuelle pratiquement aucune mesure de précaution. «Environ 7 millions de personnes vivent dans des zones potentiellement dangereuses», estime Jean-Michel Rollot.

© J.Chatin pour L’Express

Reboucher, c'est la préoccupation de Claude Laplace, maire de Gruchet-le-Valasse (Seine-Maritime).
Reboucher, c’est la préoccupation
de Claude Laplace, maire de
Gruchet-le-Valasse (Seine-Maritime).

Et encore ne s’agit-il là que d’une évaluation. Car l’inventaire précis des communes minées par des galeries reste à faire sur le plan national. La seule étude menée jusqu’à présent remonte à 1994. A l’époque, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a dressé des cartes des «cavités souterraines abandonnées». Or cette recension est très incomplète. En de nombreux lieux, la mémoire collective a perdu la trace de ces excavations. L’un des cas les plus criants concerne les marnières, ces anciennes extractions de craie utilisées avant la généralisation des engrais pour amender les terres trop acides. Environ 20 000 d’entre elles sont plus ou moins bien répertoriées, alors que les spécialistes estiment leur nombre à 85 000 au bas mot. De plus, certains maires refusent d’évoquer le problème ouvertement. Ils savent que, une fois officiellement informés, leur responsabilité est engagée, alors qu’ils se sentent parfaitement impuissants face à ces dangers.

Dès le début de son mandat, Jean-Michel Rollot a été confronté à plusieurs effondrements à Pontoise, en raison de l’existence d’un important réseau de galeries souterraines. Le 21 janvier 1999, la mairie s’est ainsi retrouvée dans l’obligation de reloger d’urgence 17 familles, à la suite d’un effondrement survenu en plein centre-ville. Et le service municipal de prévention des risques souterrains, créé par le nouveau maire, a répertorié plus de 1 400 galeries et cavités de toutes sortes. Un vrai casse-tête pour les élus. «Le maire a l’obligation d’agir, en tant que responsable de la sécurité des personnes et des biens, constate Jean-Michel Rollot. Mais en fait, dans la plupart des cas, il n’en a ni les moyens juridiques ni les possibilités financières.» Et pour cause : le sous-sol appartient au propriétaire du terrain. Il est impossible de financer sur fonds publics des travaux concernant uniquement le domaine privé. Le maire peut bien sûr prendre des «arrêtés de péril imminent» concernant un bâtiment donnant des signes inquiétants d’instabilité. Le propriétaire se retrouve alors contraint de prendre des mesures : en clair, de boucher le trou. A condition qu’il ait les moyens de dépenser entre 1 et 15 millions de francs pour les travaux de comblement, ce qui est rarement le cas. Quant aux assureurs, inutile de compter sur eux : leur garantie ne s’applique qu’en cas de déclaration de catastrophe naturelle. «C’est un vrai problème, souligne le maire de Pontoise, car les moyens à mettre en œuvre sont hors de portée d’un budget communal. A Pontoise, il faudrait dépenser 600 millions en études et autant en travaux pour régler les problèmes connus. Cela représente deux fois le budget annuel de la ville, et nous ne connaissons qu’environ un tiers des cavités.»

L’arrêté de péril imminent : arme dérisoire des maires

Arme dérisoire dans la main des maires, l’arrêté de péril imminent permet de faire évacuer en urgence tout bâtiment suspecté d’affaissement. Jacques Fluchère en a fait les frais en novembre 1995, à Roquevaire, dans les Bouches-du-Rhône. Installé depuis 1987 avec sa femme et ses trois enfants, il avait acheté un logement sur le site d’une ancienne exploitation de gypse, fermée depuis 1960. «On nous avait bien dit qu’il y avait des vides miniers, reconnaît Jacques Fluchère. Mais cela ne nous a pas inquiétés. Il y en a dans toute la région, autour de la mine de charbon de Gardanne.» Ces vides-là sont en général situés à des profondeurs supérieures à 800 mètres et n’affectent pas la surface. «Seulement là, manque de pot, ce n’était pas des vides miniers, mais d’anciennes carrières souterraines.» Avec, par endroits, seulement quelques mètres de roche et de terre entre le haut des galeries et les maisons.

En 1991, l’expert-géologue Jean-Marie Deschamp signale l’état désastreux des sous-sols de la plâtrière : absence d’entretien, circulation d’eau ravinant les galeries, piliers fragilisés. Le 29 juin 1995, à la demande de la mairie, le géologue redescend dans les galeries et rédige un rapport alarmant. «Il apparaît tout à fait imprudent de laisser la situation en l’état et des mesures d’évacuation des occupants et/ou de mise en œuvre de mesures de soutènement et remblaiement apparaissent indispensables.» Résultat, les Fluchère et trois autres familles occupant l’ancien corps de bâtiment qui abritait les bureaux de la carrière se sont retrouvés à la rue, avec interdiction de remettre les pieds chez eux. «La mairie nous a relogés dans un HLM à 3 200 francs par mois, mais il fallait continuer à rembourser le prêt à la banque pour l’achat de l’appartement. Au bout de six mois, ce n’était plus possible, alors nous sommes revenus.»

En novembre 1999, la carrière s’est rappelée au bon souvenir des hommes. Un énorme cratère s’est ouvert le long du chemin communal passant derrière la maison des Fluchère, la traverse du Baou. Précisément à l’endroit où le géologue Deschamp avait annoncé, dans son rapport de 1995, «l’imminence d’un paroxysme d’effondrement». Le trou d’environ 3 mètres de diamètre passe au ras du terrain de Sylvain F., un retraité de 66 ans qui comptait bien finir ses jours dans la maison bâtie de ses mains. Et, selon les spécialistes, le cratère situé en contrebas de la maison du retraité devrait s’élargir progressivement, jusqu’à atteindre 20 à 25 mètres de diamètre. Le 2 décembre, il se retrouve à son tour frappé d’un arrêté de péril. Refusant d’évacuer, il est toujours chez lui. «On ne me fera pas partir d’ici, même en me tirant par les pieds, si on ne m’indemnise pas.» Problème, les galeries étant d’origine industrielle récente, l’état de catastrophe naturelle n’a pas été reconnu, bloquant ainsi toute indemnisation par les assureurs. L’ancien propriétaire des terrains, la firme Lafarge, dénie toute responsabilité. «Nous avons hérité de cette ancienne carrière, qui fut exploitée par les Plâtres du Vaucluse, à l’occasion d’une fusion survenue bien après la cessation d’activité, explique Dominique Lapierre, porte-parole de Lafarge. Et, lorsque nous avons vendu les terrains, en 1972, tous les actes notariés comportaient une clause précisant les risques et les obligations d’entretien du sous-sol.» Consigne manifestement restée sans effets, comme le rappelle l’expert-géologue dans son dernier rapport de 1998.

Au ministère de l’Environnement, à Paris, on suit de très près la situation de Roquevaire. Inquiètes de la tournure des événements, les autorités ont lancé une procédure d’expropriation des riverains concernés, ce qui permettra une indemnisation sur la base d’estimations calculées par les services de l’Etat. Mais, pour Jacques Spinelli, il est sans doute trop tard. Ce champignonniste exploitait, à la suite de son père, une partie des galeries de la plâtrière de Roquevaire. «Lorsque l’arrêté de péril est tombé, le 9 novembre 1995, se souvient-il, on m’a interdit l’accès au site. On a laissé pour plus de 500 000 francs de récolte pourrir au fond. Mes 15 employés ont été licenciés et mon fils, qui devait prendre la suite, s’est inscrit au chômage.» Depuis, Jacques Spinelli revient souvent sur les lieux. Il descend régulièrement dans les galeries, qu’il connaît comme sa poche. Dans ce dédale encombré d’éboulis, il promène le faisceau lumineux de sa lampe sur les parois, signalant ici un nouvel éboulement, là une fissure naissante sur un pilier : «Tiens, elle n’y était pas, celle-là.» C’est aussi lui qui guide les ingénieurs chargés des travaux. Car le conseil général du département a décidé de combler le vide sous la route départementale 45, menacée de disparition dans les entrailles de la carrière. Le chantier est estimé à 13 millions de francs. «Pour conforter les maisons et la traverse du Baou, il aurait fallu trouver 15 millions de plus, soupire l’ancien champignonniste. C’est dommage de ne pas avoir pu le faire, alors que tout le matériel est sur place.»

© J. Chatin pour L’Express

Lucien Lavice dans son jardin, devant le puits d'accès de l'ancienne carrière découverte à Gruchet-le-Valasse
Lucien Lavice dans son jardin, devant le puits d’accès
de l’ancienne carrière découverte à Gruchet-le-Valasse

Reboucher, c’est aussi la préoccupation de Claude Laplace, 70 ans, maire (DVD) de Gruchet-le-Valasse, une commune de 3 000 habitants de Seine-Maritime, depuis qu’un soir d’orage de février 1995 un énorme trou s’est ouvert dans la cuisine de l’un de ses administrés. Lucien Lavice, 65 ans, sa femme et sa mère ont dû être évacués par les pompiers, après que le carrelage de leur cuisine eut laissé la place à un trou béant de près de 3 mètres de diamètre. «La maison reposait sur le vide, explique son propriétaire, encore ému à l’évocation de ces souvenirs. Entre les fondations de chaque pignon, il n’y avait plus rien.» Au lever du jour, les pompiers décèlent un autre effondrement dans le jardin, qui se révèle être un puits de descente vertical. Des spécialistes appelés sur place l’inspectent et trouvent à 18 mètres sous la surface une première galerie, puis une seconde à 27 mètres de profondeur. «C’est ainsi que l’on a découvert une ancienne carrière de pierre de 250 mètres de longueur et 150 mètres de largeur sous le village», soupire le maire. Les premiers visiteurs feront même une trouvaille archéologique, une poterie sans doute abandonnée par les derniers tailleurs de pierre, qui permettra de dater la période d’exploitation au XIIe ou au XIIIe siècle.

Au total, une dizaine de maisons se trouvent sur du vide, en plein cœur du village, entre la rue de la Croix et la rue de la Geôle. Mais seule celle de Lucien Lavice sera prise en compte au titre de catastrophe naturelle. Les assurances paieront les travaux, permettant ainsi aux Lavice de regagner leurs pénates après neuf longs mois passés dans une caravane. «Ça fait vingt-sept ans que je suis là. Cette maison, je l’ai refaite entièrement de mes mains. Je ne veux pas partir.» Lucien, la casquette vissée sur la tête, fait visiter son jardin, insensible au crachin normand qui cingle. Il confie à quel point cet événement a marqué la famille. «C’était moins une que je me foute en l’air. Et maintenant, ma femme a peur dès qu’elle entend un bruit.» Pour les autres propriétaires menacés pas question d’indemnisation ni d’aide à titre préventif. Ils se contentent, comme Micheline Hébert, présidente de leur association, de surveiller chaque jour l’évolution des fissures dans les murets. «On y pense sans arrêt. Cette maison représente nos économies de quarante ans de travail. Ce qui nous traumatise le plus, c’est qu’elle ne vaut plus rien. Zéro.»

Le maire, Claude Laplace, explique qu’il se sent coincé: «L’Etat me dit : « Si vous jugez qu’il y a un risque, vous faites évacuer. » C’est facile à dire dans un bureau à Paris. Ici, c’est plus difficile.» La mairie a fait évaluer les coûts comparés de l’expropriation de l’ensemble de la zone, 6 millions de francs, et du comblement complet des 7 000 mètres cubes de galeries, 3 millions de francs. «Voilà la solution, soutient le maire. Non seulement c’est moitié moins cher, mais surtout, l’expropriation ne fait pas disparaître le danger.» Reste à trouver les fonds et la façon de les débloquer. Car l’argent du contribuable ne peut, en principe, pas servir à conforter des propriétés privées. «La commune va verser une subvention de 1 million de francs à l’association», explique le maire, qui a imaginé ce contournement de la légalité. Le reste de la somme devrait provenir des assureurs et des propriétaires. Mais ces derniers râlent contre les services fiscaux de l’Etat, qui refusent d’exonérer de TVA le chantier. «Alors, non seulement on ne nous aide pas, mais en plus, on nous ponctionne de plus de 600 000 francs», pestent les habitants concernés. «C’est même dégueulasse, tranche monsieur le Maire. D’autant que si ça s’effondre demain, je peux me retrouver en prison.»

En 1991, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), des sauveteurs s'apprêtent à remonter une caravane d'une excavation provoquée par un glissement de terrain.
© G. Leimdorfer/AFP En 1991, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), des sauveteurs s’apprêtent à remonter une caravane d’une excavation provoquée par un glissement de terrain.

Pour ne pas rester seuls face à ces équations quasi insolubles, 66 maires d’Indre-et-Loire se sont regroupés depuis 1985 dans le Syndicat intercommunal pour la surveillance des cavités souterraines et des masses rocheuses. C’est que le département peut s’estimer bien servi, avec au bas mot 14 000 «caves» répertoriées, représentant une superficie de 4 000 hectares de vide.

Guy Nogier, 62 ans, président du syndicat, est adjoint au maire de Saint-Avertin, commune limitrophe de Tours. Chez lui, 30 kilomètres de galeries courent sous les coteaux sur plus de 60 hectares, et seulement la moitié de ces souterrains ont été explorés pour le moment. «On a eu quelques affaissements de chaussée sous des routes départementales, rapporte-t-il, mais heureusement rien de grave.» A Tours, c’est un bâtiment appartenant à une congrégation religieuse qui a été menacé par un éboulement il y a deux ans. Implantée à flanc de coteau, la propriété est parcourue par plusieurs galeries. Guy Nogier se glisse dans l’étroit boyau qui descend en pente raide à 27 mètres sous la surface, et montre dans le faisceau de sa lampe les rangées d’étais métalliques qui soutiennent les plafonds des galeries. «Il a fallu évacuer, renforcer et faire procéder à des remblaiements», explique le président du syndicat. A Loches, toute une zone du centre-ville est menacée. Vouvray, Montlouis, Chinon, Rochecorbon, Vernou-sur-Brenne figurent aussi sur la liste des villes très exposées. «Le syndicat ne s’occupe que des interventions dans le domaine public, explique Guy Nogier.» Il conseille aussi les maires lors de l’établissement de permis de construire ou de plans d’occupation des sols. «Nous pensons que l’interdiction totale n’est pas une bonne solution, estime-t-il. Mieux vaut définir des zones sensibles, notamment au travers des PPR, les plans de prévention des risques.»

Il existe en effet une procédure PPR dite «mouvement de terrain», applicable au problème des cavités souterraines, censée rendre publiques les zones à risques. Mais, à l’heure actuelle, aucune n’a abouti. «Le problème, c’est que le PPR, dans sa philosophie, ne fait qu’organiser un transfert des responsabilités vers les particuliers, estime pour sa part Jean-Michel Rollot. Une fois « informés » de l’existence du risque, via le PPR, ceux-ci deviennent aussitôt responsables de ses conséquences, alors que beaucoup d’entre eux ignoraient bien souvent, lorsqu’ils ont acquis leur maison, l’existence de galeries.»

Pour le maire de Pontoise, «il faut que l’Etat se dote d’un vrai service de prévention des risques naturels». Il est rejoint en cela par Christian Kert, député des Bouches-du-Rhône et auteur d’un rapport parlementaire sur «Les techniques de prévision et de prévention des risques naturels en France», paru en mai 1999. Dans ce document, qui consacre un long chapitre aux cavités souterraines, Christian Kert constate le manque de structures spécialisées dans l’étude et la gestion de ce risque, alors que «de nombreux particuliers sont confrontés à des problèmes d’instabilité de carrières souterraines sans qu’ils aient une possibilité d’intervenir à titre préventif. Ils sont de plus mal indemnisés si un accident survient». Une situation souvent ressentie comme injuste, alors que les effondrements liés aux mines ou anciennes mines relèvent, eux, du Code minier, qui tient compte des dommages causés. Il propose donc la création d’un «service public spécialisé en matière de sécurité des bassins sous-cavés», qui harmoniserait la réglementation et soutiendrait les maires. Afin que les vides abandonnés sous nos villes ne se doublent plus de redoutables vides… juridiques.

 

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