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Philibert Aspairt
Philibert Aspairt : La légende.

Un jour de 1793, Philibert Aspairt, portier du Val-de-Grace, s’aventure dans les carrières sous Paris, peut-être dans le but de chiper quelques bouteilles dans la cave de l’ancien Couvent des Chartreux situé non loin de là. Il n’en ressortira pas.
Onze ans plus tard, en 1804, des ossements sont découverts dans la Rue d’Enfer, une ceinture de cuir et un trousseau de clés vont permettre d’identifier le malheureux aventurier. En 1810, le nouvel Inspecteur Général des Carrières, Louis Héricart de Thury, fait ériger une stèle à la mémoire de l’infortuné sur le lieu même de la découverte de ses restes.

Philibert Asper : La réalité.

L’existence de Philibert Aspairt a plusieurs fois été remise en cause, aucun document officiel n’ayant jamais été retrouvé. La stèle encore visible aujourd’hui et le récit d’Emile Gerards dans son livre « Paris Souterrain » publié en 1908, sont les seuls éléments qui évoquent cette histoire.

Et pourtant, en fouillant un peu l’Etat-civil reconstitué (disponible sur micro-films aux Archives Départementales de Paris), voici ce que j’ai trouvé :

 

acte
Extrait du registre des Actes de
Décès de l’an XXX
Division de l’observatoire
Du vingt huit floréal an douze à une heure de relevée

Acte de décès de Philibert Asper, carrier âgé
de soixante deux ans
, né à Salmeranges, Département
du Puy de Dôme demeurant à Paris Rue St Jacques n°129
dite division, marié à Elisabeth Millard sa veuve,
trouvé mort dans les carrières, sous la Rue d’Enfer, le
douze floréal présent mois, heure de midi, suivant le procès
verbal dressé le dit jour par Charles Daubanel
commissaire de police de la division du Luxembourg, ledit
Asper disparu de la maison depuis dix à douze ans ainsi
qu’il est plus au long constaté au procès verbal dressé le
dit jour douze floréal présent mois et an par le dit
commissaire de police, de la dite division du Luxembourg
En conséquence duquel extrait nous a été remis par
Jean Marie François Dupont, employé demeurant
Rue St Jacques n° 176, division de l’observatoire, étranger
du défunt, lequel a signé pardevant nous Maire du
douzième arrondissement de Paris, soussigné lecture faite du
xx acte.
Signé Dupont et Collette Maire
Délivré conforme au registre
A Paris le deux janvier mil

 

On y apprend qu’un dénommé Philibert ASPER a été trouvé mort le 12 Floréal an XII (2 mai 1804) dans les carrières Rue d’Enfer, qu’il était carrier, âgé de 62 ans, originaire d’un village du Puy-de-Dôme, marié à Elisabeth MILLARD, qu’il habitait Rue St Jacques au N° 129 et qu’il était porté disparu depuis 10 à 12 ans au moment des faits.

Philibert Aspairt-Asper : L’enquête continue

Ce document, même si il apporte une preuve de l’existence de Philibert, n’est qu’un début de piste vers d’autres recherches afin de tenter d’en savoir un peu plus sur le plus ancien et le plus célèbre des cataphiles parisiens. Carrier égaré ou portier aventureux ? Son corps repose-t-il réellement dans les carrières ?

Si vous voulez des précisions sur ce document ou bien si vous pouvez m'aider à avancer dans les recherches, contactez-moi sur CKZone ou à l'adresse mail ci-dessous.

Katafille
Contact: katafille <at> gmail <point> com

 

 
Liens

CKZone: Philibert Asper, 62 ans, carrier

Wikipédia: Philibert Aspairt

Les Catacombes de Paris, roman d'Elie Berthet

 

stelle
À la mémoire de Philibert Aspairt perdu dans cette carrière le 3 Novembre 1793 retrouvé onze ans après et inhumé en la même place le 30 Avril 1804
 

rue denfert
Tout près de sa tombe, La rue Denfert, aujourd'hui consolidée, ou fut trouvé Philibert Aspairt.


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