Philibert Aspairt

Philibert Aspairt*, vieux carrier parisien né en 1732 à Salmérange et demeurant à Paris est mort en carrière en 1793 après sans doute s’être perdu. Il fut retrouvé lors de travaux de consolidation 11 ans plus tard. Quelques années plus tard fut dressé a proximité une mystérieuse stèle en sa mémoire.

A 15 mètres sous terre se dresse l’un des plus grand mystère
des carrières souterraines de Paris.

La présence de cette stèle reste une énigme, car ni Charle Axel Guillaumot, inspecteur des carrières au moment de la découverte du corps, ni Héricart de Thurry nouvel Inspecteur général des carrières au moment de la construction de la stèle n’en font mention.

Avant la découverte récente de documents à l’État Civil par Virginie Palier** (Généalogiste) de nombreuses légendes couraient sur ce jusqu’alors le plus célèbre inconnu des catacombes : Philibert Aspairt.

* ou Asper, voir Aspert l’ecriture des noms sur l’Etat Civil à l’époque étant plus qu’aléatoire
** Katafille

Philibert Aspairt : Ce que disait la légende:

Philibert Aspairt« Un jour de 1793, Philibert Aspairt, portier du Val-de-Grace, s’aventure dans les carrières sous Paris, peut-être dans le but de chiper quelques bouteilles dans la cave de l’ancien Couvent des Chartreux situé non loin de là. Il n’en ressortira pas.
Onze ans plus tard, en 1804, des ossements sont découverts dans la Rue d’Enfer, une ceinture de cuir et un trousseau de clés vont permettre d’identifier le malheureux aventurier. En 1810, le nouvel Inspecteur Général des Carrières, Louis Héricart de Thury, fait ériger une stèle à la mémoire de l’infortuné sur le lieu même de la découverte de ses restes. »

Les archives du Val de Grâce font mention avec grands détails des portiers de cette période, mais aucune trace d’un Philibert Aspairt… De plus le Couvent des Chartreux à cette époque n’était plus qu’une ruine squatté par des mendiants, peu de chance qu’il existât alors une cave à vin miraculeuse…


Philibert Asper : La réalité: (texte rédigé par Katafille)

L’existence de Philibert Aspairt a plusieurs fois été remise en cause, aucun document officiel n’ayant jamais été retrouvé. La stèle encore visible aujourd’hui et le récit d’Emile Gerards dans son livre « Paris Souterrain » publié en 1908, sont les seuls éléments qui évoquent cette histoire.

Et pourtant, en fouillant un peu l’Etat-civil reconstitué (disponible sur micro-films aux Archives Départementales de Paris), voici ce que j’ai trouvé :

Extrait du registre de décès de Philibert Aspair
Cliquez sur l’image
Extrait du registre des Actes de Décès de l’an XXXDivision de l’observatoireDu vingt huit floréal an douze à une heure de relevéeActe de décès de Philibert Asper, carrier âgé de soixante deux ans, né à Salmeranges, Département du Puy de Dôme demeurant à Paris Rue St Jacques n°129 dite division, marié à Elisabeth Millard sa veuve, trouvé mort dans les carrières, sous la Rue d’Enfer, le douze floréal présent mois, heure de midi, suivant le procèsverbal dressé le dit jour par Charles Daubanel commissaire de police de la division du Luxembourg, ledit Asper disparu de la maison depuis dix à douze ans ainsi qu’il est plus au long constaté au procès verbal dressé le dit jour douze floréal présent mois et an par le dit commissaire de police, de la dite division du Luxembourg.En conséquence duquel extrait nous a été remis par Jean Marie François Dupont, employé demeurant Rue St Jacques n° 176, division de l’observatoire, étranger du défunt, lequel a signé pardevant nous Maire du douzième arrondissement de Paris, soussigné lecture faite du xx acte.

Signé Dupont et Collette Maire

Délivré conforme au registre
A Paris le deux janvier mil

On y apprend qu’un dénommé Philibert ASPER a été trouvé mort le 12 Floréal an XII (2 mai 1804) dans les carrières Rue d’Enfer, qu’il était carrier, âgé de 62 ans, originaire d’un village du Puy-de-Dôme, marié à Elisabeth MILLARD, qu’il habitait Rue St Jacques au N° 129 et qu’il était porté disparu depuis 10 à 12 ans au moment des faits.


Philibert Aspairt-Asper : L’enquête continue

Ce document, même si il apporte une preuve de l’existence de Philibert, n’est qu’un début de piste vers d’autres recherches afin de tenter d’en savoir un peu plus sur le plus ancien et le plus célèbre des cataphiles parisiens. Carrier égaré ou portier aventureux ? Son corps repose-t-il réellement dans les carrières ?

Si vous voulez des précisions sur ce document ou bien si vous pouvez m’aider à avancer dans les recherches, contactez-moi sur CKZone ou cliquez sur ce lien.


Liens

CKZone: Philibert Asper, 62 ans, carrier

Wikipédia: Philibert Aspairt

Les Catacombes de Paris, roman d’Elie Berthet

Article complet dans Votre Généalogie : Révélation inédite sur une tombe parisienne mondialement connue


Philibert Aspairt

À la mémoire de Philibert Aspairt perdu dans cette carrière le 3 Novembre 1793 retrouvé onze ans après et inhumé en la même place le 30 Avril 1804

Sous le mur des Chartreux
Tout près de sa tombe, La rue Denfert, aujourd’hui consolidée, ou fut trouvé Philibert Aspairt.
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2 réflexions au sujet de « Philibert Aspairt »

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